En bref : une vraie contravention se vérifie et se paie sur le site officiel de l'administration, dont l'adresse se termine par .gouv.fr, en saisissant vous-même les références figurant sur l'avis. Ne passez jamais par un QR code, un lien reçu par SMS ou par email pour payer une amende. En cas de doute sur un avis, la vérification se fait toujours en repartant du site officiel que vous avez saisi vous-même dans le navigateur.
À quoi ressemble la fraude
Elle prend plusieurs formes, toutes construites sur le même levier : la peur de la majoration.
Un papier glissé sous l'essuie-glace, imitant un avis de contravention, avec un QR code « pour régler immédiatement ». Un SMS annonçant une amende impayée et un délai qui expire. Un email reprenant les codes graphiques de l'administration, avec une pièce jointe ou un QR code de paiement. Le montant annoncé est souvent modeste, ce qui désamorce la méfiance : on préfère payer quelques dizaines d'euros plutôt que de risquer une majoration.
La page de destination imite un service public. Elle demande la plaque, parfois un numéro d'avis, puis les coordonnées bancaires. Certaines vont plus loin et réclament une pièce d'identité ou un justificatif, ce qui ouvre la voie à une usurpation d'identité en plus du vol de carte.
Ce qui distingue un vrai avis d'un faux
- Le canal. Une contravention se règle sur le site officiel de l'administration, en .gouv.fr. Un lien de paiement reçu par SMS ou par email doit être considéré comme suspect par défaut.
- L'adresse de destination. Les usurpations utilisent des noms de domaine approchants, qui ajoutent un mot, un tiret ou changent une lettre. Sur mobile, l'adresse est tronquée et la supercherie passe plus facilement.
- L'urgence. La pression temporelle et la menace de majoration immédiate sont des marqueurs classiques de l'hameçonnage.
- Les informations demandées. Une demande de pièce d'identité, de justificatif de domicile ou d'identifiants de connexion pour payer une amende doit vous arrêter net.
- Les incohérences. Véhicule, lieu ou date qui ne correspondent à rien de plausible, formulation approximative, fautes.
Le réflexe qui protège : ne cliquez sur rien, ne scannez rien. Ouvrez vous-même votre navigateur, tapez l'adresse du site officiel, et vérifiez la situation de votre véhicule avec les références de l'avis. Si l'amende est réelle, vous la retrouverez. Si elle n'existe pas, vous venez d'éviter la fraude.
La marche à suivre face à un avis douteux
- Ne scannez pas le QR code et ne cliquez pas sur le lien.
- Repartez du site officiel, saisi vous-même dans la barre d'adresse, jamais depuis le message reçu.
- Vérifiez avec les références de l'avis. Une contravention réelle y figure.
- Conservez le document ou le message : il constitue une preuve utile au signalement.
- Signalez sur cybermalveillance.gouv.fr. Un SMS frauduleux se signale aussi au 33700.
Si vous avez payé
- Faites opposition auprès de votre banque sans attendre, et signalez une opération non autorisée.
- Déposez plainte. Le dépôt facilite les démarches auprès de la banque et de l'assurance.
- Si vous avez transmis une pièce d'identité, la vigilance doit être prolongée : ces documents servent à ouvrir des comptes ou souscrire des crédits au nom de la victime.
- Changez tout mot de passe que vous auriez saisi sur la page, ainsi que sur les services où vous l'auriez réutilisé.
Un doute sur un QR code ?
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Analyser un QR codeQuestions fréquentes
Comment vérifier si une amende est vraie ?
En repartant du site officiel de l'administration, en .gouv.fr, que vous saisissez vous-même dans votre navigateur, puis en cherchant avec les références de l'avis. Ne vérifiez jamais une amende depuis le lien ou le QR code du message que vous avez reçu : c'est précisément ce que l'attaquant attend.
L'administration envoie-t-elle des amendes par SMS ou par email ?
Un lien de paiement reçu par SMS ou par email doit toujours être traité comme suspect. Même lorsqu'une notification par voie électronique existe pour un service auquel vous avez adhéré, la règle prudente est de ne jamais payer depuis le message : rendez-vous sur le site officiel par vos propres moyens.
Le montant est faible, est-ce vraiment une arnaque ?
Le montant modeste fait partie du procédé. Il abaisse la vigilance et augmente le taux de paiement. Par ailleurs, l'objectif réel n'est pas toujours la somme demandée : ce sont les coordonnées bancaires saisies, réutilisables ou revendables.
J'ai scanné mais je n'ai rien saisi, suis-je en danger ?
Le simple affichage d'une page d'hameçonnage ne compromet en général rien, puisque l'attaque repose sur la saisie volontaire de données. Fermez la page, ne revenez pas dessus, et ne remplissez aucun formulaire. Par prudence, surveillez vos comptes.